Victor Hugo Simone de Beauvoir

Archives de fonds linguistiques - Introduction

‘Euskaraz Etxetik Mundura’

1.- CONNAISSANCES

Point de vue de l'historien

La parole et l'écriture ne jouerait-il pas un rôle fondamental parmi les activités de l'être humain? La vie sociale est inconcevable sans un système de signes qui permettent aux personnes de communiquer entre elles. Entre ces signes, le langage s'impose très rapidement comme le plus important.

Les linguistes ont accumulé une grande quantité de matériels qui offrent un énorme intérêt pour l'historien. En cherchant les causes externes de l'évolution des langues, la réalité historique, les structures sociales et leur développement été observés de près.

Mais le point de vue de l'historien est forcément différent. Son effort se situe dans un cadre historique déterminé essentiel pour lui, un pays ou un groupe de pays dans une époque précise. Souvent, on présente le problème de langues appartenant à des groupes bien différenciés, comme les romaines et les germaniques. Les comparaisons que dans ce cas l'historien fera ne sont pas les mêmes que celles qu’établira le linguiste.

L'histoire linguistique offre à l' historien l'opportunité rare d'entrer en contact avec un matériel documentaire élaboré à travers “la masse parlante” et non à travers d'individus déterminées plus ou moins intelligents et représentatifs. À tout moment les innovations linguistiques sont sinon créées, du moins diffusées par de nombreux groupes. Analyser l'état d'une langue c'est étudier les coutumes propres de centaines de milles ou parfois de millions de personnes ainsi que le stock de mots mis à leur disposition. Cette caractéristique sociale qui constitue un des éléments qui définissent la langue, est aussi ce qui passionne l'historien qui aspire à connaître mieux les sociétés humaines dans leur ensemble, leur évolution et l'évolution de leur structures mentales.

L'ensemble de nos connaissances sur la situation linguistique du monde actuel et passé, a connu une avancée spectaculaire tant quantitative que qualitative. Les XIX et XXème siècles ont été décisifs dans l'avancée de ces connaissances. Pour la première fois dans l'histoire de l'Humanité, nous avons une idée très précise des langues qui se parlent sur la planète, de leurs caractéristiques, de leurs interrelations, et dans certains cas de leur histoire précise.

Au cours du XXème siècle a commencé la description scientifique de langues situées à différents coins du globe dont on ne connaissait pas le nom jusqu'alors, ainsi que la création de listes de vocabulaires par des missionnaires ou par des aventuriers. Le XXème siècle est témoin spectaculaire de ce type de travaux de descriptions de langues exotiques. Beaucoup de langues indigènes d'Amérique, d'Afrique, d'Eurasie et d'Océanie sont décrites en utilisant les concepts de la linguistique synchronique et diachronique modernes, dont le développement fondamental a lieu durant la première moitié du XXème siècle. Le résultat de toutes ces avancées est l'ensemble de nos connaissances sur les langues du monde, leurs relations et leur histoire, aujourd'hui très étendues et qui croît sans cesse.

Chaque langue est unique et sert à l'organisation du monde de l'individu qui l'utilise. Les langues sont des instruments de communication et aussi des barrières de communication. Au cours du temps les personnes ont élaboré avec une intuition indescriptible des systèmes de signes articulés, ils les ont organisé suivant des normes déterminées et les ont finalisées de manières très efficaces pour la transmission de messages. Les langues sont ainsi au service des besoins des communautés qui les utilisent et de leur environnement qui conditionne leur évolution, environnement qui est lié à elles.

Langue vivante

Nous appelons langue vivante celle qui est parlée et utilisée par des gens. Cette constatation si évidente pour beaucoup de langues est compliquée pour d'autres, parce qu'il est parfois difficile de localiser les gens qui la parlent, et de déterminer ceux pour qui elle est leur langue maternelle. Dans certaines petites communautés du monde les langues minoritaires disparaissent absorbées par la culture dominante, et en une seule génération toute trace de cette langue peut être perdue. Au cours du XIXème siècle un millier de langues indigènes devaient exister au Brésil, aujourd'hui il en reste moins de 200. On sait que beaucoup de langues du monde ne seront plus parlées dans les prochaines générations (selon le linguiste Claude Hagège, une langue meure toutes les 2 semaines). D'ici quelques années (¿cent?, ¿deux cents?) beaucoup de langues parlées aujourd'hui auront disparu, et avec elles des manières uniques de donner du sens au monde.

L'extrême inégalité numérique des communautés linguistiques est aggravée par les grandes différences de statut officiel qu'elles reçoivent des états dans lesquels elle sont réparties. En général, les langues autochtones les plus anciennes sur un territoire donné ont été décrites par la majorité actuelle comme “indigènes” et on rarement pu obtenir la considération due aux “premières nations” ou “premières langues”. C'est ainsi que les langues minoritaires sont l'objet de politiques qui les poussent à leur extinction. Elles sont soumises à un régime d'infériorisation juridique, sociale et culturelle par rapport à l'expression linguistique dominante.

2.- GLOBALISATION

Globalisation et diversité linguistique

L'inéluctable mondialisation en cours a de nombreux aspects culturels dont l'un des plus importants est l'extension de plus en plus ample des contacts entre les toutes les parties de l'humanité qui parlent des langues différentes. Même si nous possédons des méthodes d'analyses systématiques et cohérentes, personne n'en peut déterminer exactement le nombre de langues vivantes actuellement parlées par l'Humanité. Mais la vérité est que ces dernières années de nombreux spécialistes ont dénoncé que le XXIème siècle sera le témoin de la disparition générale et croissante de langues vivantes, de manière non équivalente dans toute l'histoire de l'Humanité.

On peut être d'accord ou pas avec le processus de la globalisation dans ses aspects économiques; mais nous sommes nombreux à penser qu'appliquer ce procédé au domaine des langues et des cultures peut avoir des conséquences dévastatrices. Il ne s'agit pas uniquement d'une dangereuse tendance à l'uniformisation culturelle de la planète. Le danger est que le savoir, l'accès au savoir, la construction de nouveaux savoirs puissent devenir des marchandises dans les centres d'études. Dans cette dynamique on peut aussi inscrire les tentatives médiatiques pour imposer l'idée que pour une économie globale corresponde une langue unique globale, l'anglais, et une culture globale unique, la culture nord-américaine.

Certains proposent l'enseignement exclusif de l' anglais comme langue étrangère considérant que celle-ci est appelée à devenir, étant donnée la globalisation, la langue universelle. Certains poursuivent une vieille aspiration humaine à travers cette globalisation linguistique: la recherche de la langue universelle qui permette d'unir toute l'Humanité grace à un instrument de communication unique, que cette langue soit une langue naturelle ou artificielle. Ceci ne peut ménacer la promotion d'autres langues nationales ou régionales. Il est toujours enrichissant d'entrer en contact avec des productions culturelles qui circulent dans tant de langues, aussi légitimes les uns que les autres. Le principe d'économie ne peut s'appliquer aux produits culturels car la diversité est une richesse. Les états qui maintiennent une diversité linguistique considèrent cela comme un véritable problème lorsque ladite pluralité est précisément la solution.

Il faut travailler en faveur de la diversité linguistique et culturelle et pour le respect et la défense de la liberté. André Gide disait: c’est parce que tu diffères de moi que je t’aime.

Pour surmonter le chaos linguistique universel, la solution adéquate serait que chaque citoyen, chaque personne dans le monde apprenne deux langues, sa propre langue et l'universelle, adoptée conjointement par l'humanité tout entière. Ainsi on pourrait éliminer les nationalismes linguistiques qui sont si chers et controversés sur les plans économique et culturel, que souvent ils provoquent génocides culturels et même humains.

3.- UNIVERSUM PHILOLOGICUM BIBLIOTEKA

Objectifs d'UPB

Devant ce panorama désolant qui cerne l'univers des langues que va supposer la disparition de centaines de langues durant ce siècle et de milliers plus tard, il est logique que la sensibilité de personnes aimant le monde des langues se traduise dans une intention de créer une conscience de rejet d'un tel drame culturel. Nous sommes les témoins, presque sans broncher, d'un holocauste linguistique de dimension universel. Pourtant les états dont la mission devrait être de refuser cette perte incalculable, souvent ils sont d’accord, et parfois ils poussent le cataclysme culturel qui se profile et se perçoit dans une période très proche.

Quand une langue meure, tout une culture et un mode de voir et comprendre la vie disparaît aussi. Ce triste sort a touché l’eyak, une des langues utilisées par les indigènes de l'Alaska. Marie Smith Jones était la dernière de langue maternelle eyak. Durant 15 ans c'était la seule personne capable de parler eyak, ce qu'elle considérait toujours comme une responsabilité tragique. Disons que l’eyak a cessé d'être parlé 15 ans avant son décès, puisqu'elle n'avait personne avec qui la pratiquer. Marie est décédée le 21 janvier 2008 à 89 ans. Victimes de génocide et d'acculturation durant des siècles, en 1900 seuls 38 individus de la nation eyak étaient en mesure de parler leur langue. Un peu plus de 60.000 natifs vivent encore en Alaska et parlent près de 20 langues. ¿Qui pourrait penser que ces 20 langues autochtones ne vont pas connaître la même sort que la langue eyak? Alea iacta est. Elles disparaîtront toutes. 

UNIVERSUM PHILOLOGICUM BIBLIOTEKA

Objectifs du projet

1.- Réunir, créer un catalogue et conserver les fonds bibliographiques produits en différentes parties du monde sur la thématique linguistique. De préférence et en priorité seront recherchés les fonds constitués de grammaires et de dictionnaires de langues en voie de disparition, de langues minorisées, de langue latine et en grec classique. De même feront partie du fond des publications des registres audio et audiovisuels, dans tous leurs formats. Ainsi feront partie des fonds UPB, les alphabets, les cartes, les publications régulières, les copies de documents d'archives d'autres bibliothèques à contenu linguistique.

2.- UPB, comme cela restera explicité dans ses statuts, aura pour fonction le développement de programmes de coopération avec d'autres bibliothèques et d'autres structures culturelles et scientifiques de caractère linguistique afin de faciliter l'accès de son patrimoine culturel.

3.- UPB organisera des expositions du matériel rassemblé afin de sensibiliser la société en général et surtout les autorités civiles et publiques qui ont des responsabilités quant à l'avenir du monde des langues. Le risque de disparition de certaines langues est imminent (toute les 2 semaines meure une langue dans le monde) et pour des milliers d'autres il s'agit de disparition à moyen termes. Pour y faire front s'organisera le développement de programmes et de projets de coopération avec différentes associations et institutions.

4.- Au chapitre des services, UPB sera à disposition de toute personne désirant se servir des fonds existants. UPB facilitera la consultation de ses catalogues que le consultant devra effectuer avec les moyens mis à disposition par la structure à ce moment là. De même la structure proposera un espace adapté pour les consultations in situ. Le mode de consultation et le prêt de volumes et autres documents seront régulés par des normes établies par la commission correspondante. Par contre ces services ne seront mis en place dans l'immédiat car le matériel est stocké dans des cartons, dans l'attente de trouver un local et permettre l'exposition de ce matériel dans de bonnes conditions.

5.- La mission d'UPB est de fournir aux futures générations un matériel de valeur afin que les philologues, les linguistes et plus généralement les personnes intéressées par le monde de la linguistique les utilisent dans leurs projets. Ceci impliquera aussi, dans la mesure de ses possibilités financières, la coordination et l'impulsion de groupes de travail et de programmes de recherche dans les domaines de compétence.

6.- UPB sera gérée par un organisme dont les statuts seront constitués en temps et heure.

Épilogue 

L'objectif ultime d'UPB est de se transformer en fondation ou d'en intégrer une déjà existante. Ainsi UPB serait dotée de fonds que les philologues, les linguistes, des gens studieux, des curieux même pourraient consulter pour assouvir leur soif de connaissances d'ici un siècle, deux, trois... Mais si aujourd'hui nous ne conservons pas ces documents nous perdrons les traces de tant de langues qui vont se perdre irrémédiablement. Actuellement on parle dans le monde autour de 6.700 langues et la grande majorité d'entre elles "bientôt" cesseront d'exister en profit d'huit macro-langues. Nous pensons que si nous en sommes les conservateurs, il s'agit d'un travail en faveur de toute l'humanité. Plus nous réussirons à réunir de documents sur les langues plus nous rendrons service à ceux qui nous succéderont. La disparition d'une langue est une perte culturelle de dimension universelle.

De même nous projetons la réalisation d'exposition de grammaires et de dictionnaires. Il est intéressant de côtoyer différents alphabets ainsi que d'autres aspects de livres et documents linguistiques. C'est merveilleux de pouvoir comparer différentes langues et différents alphabets qui existent dans le monde. Nous croyons qu'une exposition de grammaires et de dictionnaires serait très attractive, car avec la diversité des langues et alphabets on ajouterait un rapport sur la langue et sur le peuple qui la parle (ou l'a parlée). En exemple, et pour se faire une idée, sur la langue kurde nous pourrions préciser comme suit:

KURDUERA
KURDISH, CURDO, KURDE


Language family: Indo-European, Indo-Iranian, Iranian, Western, Northwestern, Kurdish.
Language codes:
ISO 639-1 ku
ISO 639-2 kur
ISO 639-3 variously:
          kur - Kurdish (generic)
          ckb - Central Kurdish
          kmr - Northern Kurdish
          sdh - Southern Kurdish
          lki - Laki
Linguasphere: 68-AAA-a, 68-AAA-c.

Beste izen batzuk (autoglotonimoa: kurdî, ?ö???):
bâhdinâni alt kurmanji [KUR].
bahdini alt behdini [BDF].
bandinani alt behdini [BDF].
behdini [BDF] hizk. Irak; baita Alemania ere.
kermanji alt kurmanji [KUR].
kirdasi alt kurmanji [KUR].
kirmâncha alt kurmanji [KUR].
kirmanji alt kurmanji [KUR].
korkora alt kurdi [KDB].
kurdish bandinani alt behdini [BDF].
kurdy alt kurdi [KDB].
kurmanji [KUR] hizk. Turkia (Asia); baita Alemania, AEB, Armenia, Australia, Austria, Azerbaijan, Bahrain, Belgika, Erresuma Batua, Frantzia, Georgia, Herbehereak, Iran, Irak, Jordania, Kazakhstan, Kuwait, Kirgizstan, Libano, Norvegia, Siria, Suedia, Suitza, Turkmenistan.
northern kurdish alt kurmanji [KUR].
sorani alt kurdi [KDB].
southern kurdish alt kurdi [KDB].
surani alt kurdi [KDB].
wâwâ alt kurdi [KDB].


ARMÉNIE


kurmanji (northern kurdish, kermanji, kirmanji) [KUR] 58.000 hiztun, yezid barne (1993, Johnstone), % 84k ama hizkuntza dute (1979). Indo-European, Indo-Iranian, Iranian, Western, Northwestern, Kurdish. Kurmanji iparraldean dago, kurdi hegoaldean; hizkuntza ezberdinak dira; kurmanji eskolak, testuak; komunikazio handiko hizkuntza; idazkera zirilikoa; egunkariak, irrati emanaldiak. Ikus sarrera nagusia Turkian.


AZERBAÏDJAN


kurmanji (northern kurdish, kermanji, kirmanji, kirdasi, kirmâncha) [KUR] 20.000 hiztun (1989ko errolda). Indo-European, Indo-Iranian, Iranian, Western, Northwestern, Kurdish. Hego-mendebaldea. Ikus sarrera nagusia Turkian.

IRAK


behdini (bahdini, bandinani, kurdish bandinani) [BDF] Halaber mintzatua Alemanian ere. Indo-European, Indo-Iranian, Iranian, Western, Northwestern, Kurdish.
kurdi (kurdy, southern kurdish, sorani, surani) [KDB] 2.785.500, populazioaren % 18 Irakeko kurdo guztiak barne, hauetan gehienek kurdi mintzatzen dute (1986); herrialde gustietako populazio osoa 6.036.000; herrialde guztietako hiztun kurdo guztiak: 11.000.000 (1999, WA). Sulamanyan eta bere inguruan; halaber mintzatua AEB eta Iranen ere. Indo-European, Indo-Iranian, Iranian, Western, Northwestern, Kurdish. Dialektoak: arbili, khushnaw, pizdar, mukri, garrusi (bijbri), ardaiâni (sanandaji), sulaymâni (suleimaniye), warmâwa, garmiyâni, kolyâ’i, zangana, kirmânshâhi. Iraken sorani da hedatuena; hizkuntza ofiziala; Ahl-ehaqq taldeak 3 distritutanKurdistango hego eta hego-ekialdean, nagusiki Kermanshah eta Kerkuk inguruan; 50.000 yezidi ipar Iraken Mosul ondoan eta Sinjar Muinoetan. NT 1994.
kurmanji (northern kurdish, kermanji, kirmanji) [KUR]. Indo-European, Indo-Iranian, Iranian, Western, Northwestern, Kurdish. Dialektoak: hakari, jezire
(botan). Kurdiaz (soauthern kurdish) hizkuntza ezberdina; komunikazio handiko hizkuntza; idazkera latindarra Turkian, arabiarra Siria, Iran eta Iraken, zirilikoa SESB ohian, armeniar idazkera ez da erabiltzen gaur. Ikus sarrera nagusia Turkian.

IRAN


kurdi (kurdy, southern kurdish, sorani, korkora, wâwâ) [KDB] 3.250.000 hiztun. Ipar-mendebalde Iran, bereziki Kordestan, Kermanshahan, Mendebalde Azerbaijan probintziak; baita kopuru handi bat ere ipar-ekialdeko Iranen, Khorasan Probintziaren oso iparraldean. Indo-European, Indo-Iranian, Iranian, Western, Northwestern, Kurdish. Dialektoak: kermanshani, mukri, jafi. % 90 hiri eta herrietan bizi dira, % 10 nomadak dira; baliteke jafi hizkuntza bereizia izatea; 2 unibertsitatetan irakatsia; komunikazio handiko hizkuntza; arabiar idazkera Iran eta Iraken. NT 1994. Ikus sarrera nagusia Iraken.
kurmanji (northern kurdish, kermanji, kirmanji) [KUR] 200.000 hiztun (1983, ustez). Mendietako herriak Turkiak Mendebalde Azerbaijan Probintziarekin duen muga erregioan zehar. Indo-European, Indo-Iranian, Iranian, Western, Northwestern, Kurdish. Kurmanji irakastea debekatua dago Irango eskoletan (Time 4/1/91); idazkera latindarra Turkian, arabiarra Siria eta Iraken; zirilikoa Errusian; armeniar idazkera ez da erabiltzen gaur. Ikus sarrera nagusia Turkian.

SYRIE


kurmanji (northern kurdish, kermanji, kirmanji) [KUR] 938.000 (1993), populazioaren % 6,3. Ipar Siria. Indo-European, Indo-Iranian, Iranian, Western, Northwestern, Kurdish. Kurdiaren (southern kurdish) ezberdina; elebitasuna arabieraz; gutxi batzuk hiritarrak eta nomadak; kurmanji debekatua eskoletan (Time 4/1/91); komunikazio handiko hizkuntza; idazkera arabiarra Siria, Iran, eta Iraken; gainerakoan latindarra edota zirilikoa. Ikus sarrera nagusia Turkian.

TURQUIE (Asie)


kurmanji (northern kurdish, kermanji, kirmanji, kirdasi, kirmâncha, bâhdinâni) [KUR] 3.950.000 1. hizkuntza dutenak (1980) 6.500.000 jendeko talde etnikoan Turkian (1993, Johnstone); herrialde guztietako populazio osoa 7.000.000-8.000.000koa. Gehienak Hakkari, Siirt, Mardin, Agri, Diyarbakir, Bitlis, Bingol, Van, Adiyaman eta Mus probintzietan daude; baita asko Urfa, Elazig, Kars, Tunceli, Malatya, Erzurum, Karaman Maras, Sivas, Ankara eta beste probintzietan ere; halaber mintzatzen da beste 25 herrialdetan, barne eginez Alemania, Armenia, Australia, Austria, Azerbaijan, Bahrain, Belgika, Erresuma Batua, Frantzia, Georgia, Herbehereak, Iran, Irak, Jordania, Kazakhstan, Kuwait, Kirgizstan, Libano,
Norvegia, Siria, Suedia, Suitza, Turkmenistan. Indo-European, Indo-Iranian, Iranian, Western, Northwestern, Kurdish. Dialektoak: guwii, birjandi, alburz, sanjâri, judikâni. Mintzaira ezberdintasunak dialektoen artean, baina denek idazteko forma bera erabiltzen dute; kurdiaz (southern kurdish) ezberdina; asko ez dira oso elebidunak turkieraz; izen etnikoak dira halaber doudjik, kizibakh; komunikazio handiko hizkuntza; gramatika;idazkera latindarra Turkian; arabiar idazkera Siria, Irak eta Iranen; idazkera zirilikoa SESB ohian; gaur ez da erabiltzen armeniar idazkera.


Hizkuntza / lengue: kurduera / kurdish / kurdo / kurde.
Hiztunak / parlants (2001): 18.800.000 (Rafael del Moral).
Herrialdea / pays: Turquie (6.830.000), Nord-ouest d'Iran (5.680.000), Nord d'Irak (4.250.000), Syrie (1.420.000) et certaines communautés d'Allemagne (400.000), d'Arménie (60.000) et moins en Azerbaïdjan, Géorgie, Liban et  Russie.

HISTOIRE. Langue indoeuropéenne de la famille iranienne, branche occidentale, caractéristique de l'etnie Kurdes et du Kurdistan. La langue s'est répandue à travers un vaste territoire en dehors des frontières politiques. Les Kurdes pratiquent la religion sunnite et son territoire est une région montagneuse actuellement occupée par la Turquie, l'Irak, l'Iran et la Syrie. Depuis le XVIème siècle le Kurdistan a eu peu de force en politique. Les quatre administrations auxquelles appartiennent ceux qui parlent la langue kurde ont freiné leur aspiration d''indépendance. Ses demandes ont été durement réprimées, 1925-1930 en Turquie, en 1946 et 1992 en Iran et aujourd'hui sont dans un état continu de guerre en Irak. Depuis 1920, le kurde développe sa propre littérature. En Irak est actuellement publié un journal en langue kurde. Utilisée dans la poésie depuis 13ème siècle.

LANGUE. Principales caractéristiques.

Phonétique. A) Le kurde est très proche du persan, si proche que cela facilite la compréhension entre les locuteurs des deux langues. B) Il y a distinction entre voyelles longues et brèves.

Morphosyntaxe. A) Il ne fait pas de distinction entre les genres, sauf dans certains cas par des moyens lexicaux. B) Le morphème qui indique généralement le pluriel est -an. C) Les formes verbales sont construites avec deux racines, le présent et le passé. Les verbes transitifs conjugués au passé s'accordent avec l'objet direct. D) Les prêts du turc et de l'arabe sont nombreux, mais il existe une grande tendance à adapter les mots étrangers à sa propre forme. E) La désintégration politique et sociale a empêché une forme unifiée parmi ses utilisateurs. La langue est fragmentée en deux dialectes, le kurmandí, plus archaïque, tout en conservant des traces de déclinaison et de distinction de genre, et le Sorani, qui a un statut semi-officiel dans le Kurdistan irakien où il est utilisé à l'école primaire. F) Les 10 premiers numéros en kurde sont: yet (1), du (2), sê (3), çar (4), pênc (5), çeş (6) heft (7), heşt (8), neh (9), deh (10).

Écriture. La variété de kurmandi est écrit avec l'alphabet latin et la Sorani est utilisée avec des signes du persan arabe. Il a même été écrit en caractères cyrilliques. En général, en Syrie, en Iran et en Irak l'alphabet arabe est utilisé et le cyrillique ou l'alphabet latin dans le reste

GRAMMAIRES, MÉTHODES, MANUELS

GRAMMAR OF THE KURMANJI OR KURDISH LANGUAGE, By E.B. Soane, 289 or., London, 1913.
KURDIYA HÊSA, Amadekar, Sadik Varli, îkram Î?ler, Ramazan Turan, Taha Ceyhan eta Cihan Çelik, 26x18, 123 or., Santiago de Compostela, 2005.
GRAMMAIRE KURDE, Par l’abbé Paul Beidar, prêtre chaldéen, fotokopia, originala Paris 1926, 76 or., 2008.

Bibliographie


HEGATS-46, EIEren literatur aldizkaria, Kurdistan: herria, kultura, literatura, Edukia: I. Euskal Herria, Kurdistan, Euskal Herria. II. Iparretik Hegora, Kurdistan. III. Literatura kurdua: hurbilpen bat. Elkarrizketa: Helim Yusiv eta Berivan Dosky, 19x13, 118 or., Donostia, 2010.

Alphabet Kurde

Il y a trois systèmes habituels. Le système utilisé en Turquie a été dérivé de l'alphabet latin par Jeladet Bedirkhan Ali en 1932, et par conséquent est aussi appelé écrit berdirxan ou plus exactement hawar. Il est utilisé par les Kurdes en Turquie, la Syrie et l'Arménie. L’alphabet sorani (alphabet persan modifié) est utilisé par les Kurdes en Irak et en Iran, et il y a aussi un alphabet récent appelé yekgirtú avec tentatives d'unification. L'alphabet yekgirtú (yekgirtí, yekgirig) a récemment été conçu par l'Académie de la Langue Kurde. Il a de nombreux avantages par rapport aux alphabets kurmandji et sorani. Il s’adapte à tous les dialectes kurdes et pas à une exclusivement, et c’est justement pour cela qu’il est appelé yecgirtú, ce qui signifie «unifié». Il s’adapte encore mieux à la langue kurde riche en voyelles plutôt qu’à l'écriture arabe. L'alphabet kurde unifiée compte 34 caractères, y compris quatre cas digraphes (jh, ll, rr, sh) et 4 caractères avec des signes diacritiques (é, í, ú, ù). Représente neuf voyelles (a, e, e, i, t, o, u, u, u) et 25 consonnes: A, B, C, D, E, F, G, H, I, I, J, Jh, K, L, LL, M, N, O, P, Q, R, RR, S, SH, T, U, U, U, V, W, X, Y, Z.

Récemment a été utilisé plus que l'écriture arabe dans la télévision kurde. En 1928, la langue kurde, dans l'ensemble de l'URSS, y compris la RSS d'Arménie, a adopté l'alphabet latin avec des caractères cyrilliques supplémentaires: a, b, c, c, d, e, ә, f, g, г, h, i, ь, j, k, ʀ, l, m, ɴ ou ө, w, p, n, q, ч, s, ш, ц, t, u, y, v, x, z, z. En 1929, il a été réformé et remplacé par le suivant:

A a  B b  C c  Є є Ç ç  D d  E e  Ә ә
Ә́ ә́ F f   G g Ƣ ƣ H h  Ħ ħ I i  J j
K k K̡ k̡ L l M m N n O o  Ö ö  P p
Ṕ ṕ Q q R r    S s Ş ş T t  T̡ t̡ U u
Û û  V v  W w  X x Y y Z z  Ƶ ƶ Ь ь

 

Latin Kurmanjî Yekgirtú Cyrillic Kurmanjí Sorani (initial) (medial) (final) IPA
A,a  A,a  A,a ا ا ئ ـا  [aː]
B,b

B,b

Б,б

ب

ب

بـ ـ ـب

 [b]  
C,c

 J,j

Щ,щ

ج

ج

ـجـ

ـج

 [d͡ʒ]
Ç,ç

 C,c

Ч,ч

چ

چ

ـچـ

ـچ

 [ t͡ʃ]
D,d

 D,d

Д,д

د —



  ــد

 [d]
E,e

 E,e

Ә,ә

ہ

ئھ

 —

ھ

 [ɛː] 
Ê,ê

 É,é

E,e(Э э)

ێ

ێـ ئ

ێـ ـ

ـێ

 [e]
F,f

 F,f

Ф,ф

ف

ف

فـ ـ

ف

 [f]
G,g

 G,g

Г,г

گ

گ

گـ ـ

گ

[ɡ]
H,h

 H,h

 h,h

ه

ه

ـهـ

ـهـ

 [h]
Ḧ,ḧ

 H',h'

 h’,h’

ح

حـ

ـحـ

ـح

 [ħ]


'

 —

ع

عـ

عـ ـ

ع ـ

 [ʕ]
I,i  I,i  Ь,ь  —        [ ɯ ]
Î,î  Í,í  И,и  ی  ئی  يـ ـ  ی  [iː]
J,j  Jh,jh   Ж,ж  ژ  —    ـژ  [ ʒ ]
K,k  K,k  K,k  ک  ک  کـ ـ  ک  [k ]
L,l  L,l   Л,л  ل  ل  لـ ـ  ـل  [l ]
 —  ll  Л’,л’  ڵ ڶ  ـ ,ڵ ــ ڶ  ـ ,ـ ڶـ ـ  ـڵ, ـڶ  [ـڶ ˤ ]
M,m  M,m  M,m  م  م  مـ  م  [m ]
N,n  N,n  Н,н ن  ن  نـ ـ  ـن  [n ]
O,o  O,o  O,o  ۆ  ۆ ئ  -  ـۆ  [o ]
P,p  P,p  П,п  پ  ـ پ پـ ـ  ـپ  [p ]
Q,q  Q,q  Q,q  ق  ق  قـ ـ  ـق  [q ]
R,r  R,r  P,p  ر  —    ـر  [r ]
 rr  Р’,р’  ڕ ,ڒ ڔ  —    ـڔ,ـڒ,ـڔ  [r]
S,s  S,s  C,c  س  س  سـ ـ  ـس  [s ]
Ş,ş  Sh,sh  Ш,ш ش   ش  شـ ـ  ش  [ ʃ ]
T,t  T,t  T,т  ت ت  تـ ـ ت   [t ]
U,u  U,u  Ö,ö  و  —    ـو  [œ ]
Û,û  Ú,ú  У,у  ۇ , و و  —   ـۇ,و و    [u ː ]
 Ù,ù  —  ۈ  —    ـۈ  [ʉ ː ]
V,v  V,v  B,в ۋ , ڤ   ـ ڤ  ڤـ ـ  ۋ,ـڤ  [v ]
W,w  W,w  W,w  و  —    ـو  [w ]
X,x  X,x  X,x  خ خ  ـخـ خ  [x ]
Ẍ , ẍ  X',x'  Ѓ,ѓ  غ غ  غـ ـ  غ ـ [ ʁ ]
Y,y  Y,y  Й,й  ی  ـ ی  —    [j]
Z,z  Z,z  З,з  ز  —    ـز  [z ]



Selon l'Académie Kurde de Langue, le Kurde a les consonnes et les voyelles suivantes

Consonnes

  Bilabial Labiodental Apical Postalveolar Palatal Velar Uvular Pharyngeal Glottal
Nasal m   n     ŋ      
Plosive p b   t d     k ɡ q   ʔ
Affricate       tʃ d͡ʒ          
Fricative   f v s z ʃ ʒ ç x ɣ   ħ ʕ h
Lateral     l ɫ            
Flap     ɾ            
Trill     r            
Approximant   ʋ     j        


Voyelles

  Front  Central  Back
Close ʉ  u
Near-close   ɪ̈  
Mid     o
Open-mid ɛ    
Near-open æ    
Open      


Phonologie historique

 

OP MP Persian Kurdish Parthian Avestan Proto-Iranian
θ h h s s s *?
d  d d z  z z *?
j z z ž ž j *j, *V?
ç z z ž ž ç
-š- -š- -š- -h-/nil -š- -š- *-š-
x- x- x- k- x- x- *x-
w- w- b- b- w- w- *w-
y- j- j- j-- y- y- *y-
b, d, g w, y, (') w, y, (/nil) w, y, (nil) β, ð, ? b, d, g *b, *d, *g
p, t, k b, d, g, b, d, g w, h, y, (/nil) β, ð, ? p, t, k *p, *t, *k
Vm -m -m -v (-w) -m -m *m
fr- fr- (hr-) for- etc. fr- fr- fr- *fr-
ç s s s? hr θr ('s'?) *θr
θw   h h? or w/v?  θw  *θw  
 duv-  d-  d-    d-  b-   duu-    *dw 
s/z  s/z  s/z    sp?/zw?   sp/zw    sp/zw   *św/ *źw 
 (h)uv-   xw-  x(w)-   x(w)-   wx-  xv-, huu  *hw  
rd  l, r   l  unclear (maybe: l, ł, r)   rð & rz  rd & rz    *rd & *rź 
 nd  nd/nn  nd    n   nd   nd  *nd  
 šn  šn  šn    žn  zn    sn   *śn 
 Všm, Vhm  -šm, - hm  -šm, -xm  -v (-w) -šm, -hm  -šm, -hm  *šm?   
ft  ft  ft  (w)t, (ft?)  ft  ft  *ft      
xt   xt  xt    t    xt  xt  *xt  
pasā  pas   pas   pāš  paš    pas-ča   *pas-ča  
 šiyav-   šaw-  šaw-   č-    šaw-  šiiu-  *čyau  
a-  a-    a-   ha-   a-  a-   *a  
 d-  -d-   -d-  -l-  -d-  -d-  -*d     

Chiffres

numerales

Text échantillon kurde: 

Hemû mirov azad û di weqar û mafan de wekhev tên dinyayê. Ew xwedî hiş û şuûr in û divê li hember hev bi zihniyeteke bratiyê bilivin.

Traduction

Gizon-emakume guztiak aske jaiotzen dira, duintasun eta eskubide Todos los seres humanos nacen libres e iguales en dignidad y derechos. berberak dituztela; eta ezaguera eta kontzientzia dutenez gero, elkarren artean senide legez jokatu behar dute. (Giza Eskubideen Aldarrikapen Unibertsaleko 1. artikulua) Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. Ils sont doués de raison et de conscience et doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité. (Article 1 de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme)

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Rapport de la langue 

SUMOERA
SUMO TAWAHKA, SUMU, SUMO

Language family: Misumalpan, Sumo.

Language codes:
ISO 639-1 none
ISO 639-2 cai
ISO 639-3 sum

Beste izen batzuk (autoglotonimoa: sumu):

soumo alt sumo tawahka [SUM].
sumo alt sumotawahka [SUM].
sumo tawahka [SUM] hizk. Nikaragaua; baita Honduras ere.
sumoo alt sumo tawahka [SUM].
sumu alt sumo tawahka [SUM].
ulwa alt sumo tawahka [SUM].
woolwa alt sumo tawahka [SUM].

HONDURAS

sumo tawahka (sumo, sumu, soumo, sumoo) [SUM] 700 hiztun (1997, SIL); 800- 1.000 talde etnikoan (1993, Ramon D. Rivas). Patuca Ibaiaren ertzbazterrak, Gracias a Dios eta Olancoren parteak Departamenduak. Misumalpan. Dialektoak: tawahka, ulwa. Nikaraguakoaren hizkuntza berdina, baina dialekto ezberdina; kontatzen da tawahkak antz handiagoa duela nicaraguan panamahkarekin nicaraguan tawahkarekin baino; elebitasuna miskitoeraz; sumoera apenas erabiltzen den Hosdurasen, miskitoaz mintzo dira eta biziki azkar ari dira miskitoen komunitatean integratzen; ‘sumo’ izena ez dute erabili nahi hiztunek; SOV. Ikus sarrera nagusia Nikaraguan.

NIKARAGUA

sumo tawahka (sumu, soumo, sumoo, woolwa, sumo, ulwa) [SUM] 6.700 hiztun (1982, Mesoamerica). Bi herrialdeetako populazio osoa 7.400. Huaspuc (Waspuk) Ibaia eta tributarioak. Hondurasen ere mintzatzen da. Misumalpan. Dialektoak: panamahka, twahka, nicaraguan tawahka, honduran tawahka (southern sumo). Honduraskoaren hizkuntza berdina, baina dialekto ezberdina; aipatutako lehen hiru dialektoak northern sumoan batera biltzen dira; ulwa, bawika eta kukra bere aldaerak dira. SOV.

Hizkuntza / langue: sumoera / sumo tawahka / sumu / sumo.
Hiztunak / parlants (2001): 9.000.
Herrialdea / pays: Nicaragua, Honduras.

HISTOIRE. Le Sumu est la langue maternelle d'environ 9000 habitants sur la côte atlantique du Nicaragua et du Honduras. C'est aujourd'hui la seule grammaire existante.

Le Sumo a deux dialectes, Twahka et Panamahka dont les différences sont purement lexicales, pas structurelles. Les sumus ont vécu avec les miskitos, mais après l'arrivée des colons anglais et leur alliance politique et militaire avec les Miskitos, les Sumus ont commencé à perdre leur territoire. Les Miskitos, armés de fusils britanniques, prenaient comme esclaves les sumus et les vendaient aux anglais, qui les envoyait comme esclaves dans les îles des Caraïbes. Les Sumus se sont isolé dans les zones les plus inaccessibles, mais au 20ème siècle dans ces zones des entreprises américaines et canadiennes sont installés et ont pollué les rivières, pillé les forêts et tout dévasté avec leurs plantations de bananes. Cependant, en 1988, les communautés Sumus ont reçu leurs titres fonciers communaux et espèrent atteindre un certain degré d'autosuffisance alimentaire.

Il existe une loi (Loi sur l'Usage Officiel des Langues des Communautés de la Côte Atlantique du Nicaragua) établissant le statut officiel de l'espagnol et des langues autochtones (Miskito, créoles, sumu, garifuna, rama) qui régit son utilisation dans l'enseignement, mais ne fournit pas aux communautés assez de ressources pour assurer une bonne utilisation. Au Honduras la langue officielle est l'espagnol.

L'Église morave a évangélisé les Sumus en Miskito, et ils se sont alphabétisés en Miskito et en espagnol, de sorte qu'ils ne peuvent pas lire leur langue maternelle.

LANGUE. Principales caractéristiques.

Phonétique. Le Sumo a 6 voyelles. Il n'est pas normal que les mots aient un groupe de consonnes à leur début ou à la fin. Les rares mots qui en comportent semblent être des prêts du Miskito, de l'anglais ou de l'espagnol.

Morphosyntaxe. A) Le pluriel sumu se forme avec balna: û balna= maisons, wakisa balna = bananes. Pluriels irréguliers: al ‘homme’  ahal (hommes’); yal ‘femme’  yayal ‘femmes’; wahma ‘garçon’  wawahma ‘garçons’; sirau ‘fille’  sirarau ‘filles’. B) Comme en basque, les pronoms personnels ne distinguent pas entre les sexes: witing = il, elle, witingna = ils, eux et la première personne du pluriel distingue les formes inclusives et exclusives. C) Dans les verbes -ta, -wi, et -di sont les suffixes du présents. Dans le passé, la marque est -na. Il a de formes impératives pour toutes les personnes. Il a de verbes étatives qui sont conjugués comme des adjectives plutôt que des verbes. D) Les adjectifs ont des formes différentes pour le singulier et le pluriel, mais pas pour le masculin et le féminin. E) La langue Sumu est postpositionnelle, pas prépositionnel. F) Le Sumo a essentiellement un système vigésimal. Aucun numéro Sumu au-delà de cent, et pour plus grands, ils utilisent les numéros en anglais ou en espagnol. Les dix premiers numéros sont les suivants: as (1), bu (2), bâs (3), arungka (4), singka (5), tiaskau as (6), tiaskau bu (7), tiaskau bâs (8), tiaskau arungka (9), salap (10).

Écriture. Alphabet latin.

GRAMMAIRES, METHODES, MANUELS

GRAMÁTICA DE LA LENGUA SUMU, Susan Norword, Cidca-Uca, Colección Lenguas Indígenas, 22x15, 184 or., Managua, 1997.

C’est mon désir organiser des expositions de grammaires et dictionnaires. Avec un petit rapport similaire réalisé pour chaque grammaire de l'exposition, le désir de connaissance de la réalité linguistique du monde, et surtout celle sur des langues vernaculaires, acquérirait un intérêt réel.

Remarque. En ce moment, il convient de noter que les quelques 2000 livres et documents de la bibliothèque sont conservés dans des boîtes à défaut d'un local approprié pour les montrer et les prêter convenablement

George Sand Stendhal